Il y a une semaine, le World Wide Web soufflait ses 30 bougies. Pour l'occasion et pour récompenser l'internaute de sa fidélité, le premier site web public était remis en ligne. Et voila qu'on tombe sur ce "documentaire", The Internet Archive d'un certain Jonathan Minard. Abrégé IA, l'Internet Archive est une organisation à but non lucratif qui se consacre à temps plein à l'archivage du Web (sans distinction de classe ni de contenu).
Mais l'archivage du web, à quoi bon ? La question que tout individu connecté peut se poser légitimement serait: "Pourquoi s'acharner à preserver, classer et archiver un contenu en perpétuelle mouvement, diffractement et croissance (comparez le nombre de site internet actifs depuis 20 ans à peine et le nombre de livre publiés depuis 5 siècle et des poussières...) et dont le contenu est voué à être oublié et à muter dans les quelques minutes qui suivent sa mise en ligne?"
"
documentaire
".The Internet Archive
Clément Ibagne
Bronies: The Extremely Unexpected Adult Fans of My Little Pony
louis vial
Le mot "bronies" est un néologisme issu des mots "bro" et "ponies". Il désignait à l'origine les hommes adeptes de Mon Petit Poney mais a vite été utilisé pour qualifier toutes les personnes qui ne sont tout simplement plus en âge d'être fans de ce truc-là.
Pitchfork Classic: The Soft Bulletin
Olivier Lamm
1998. L'indie pop est au top, les gens achètent encore des cédés, Mercury Rev empilent les statuettes et les médailles pour leur Deserter's Song de l'an passé. Pendant ce temps là, les brillants Flaming Lips d'Oklahoma City, groupe déjà vétéran de "rock weirdo pas franchement successful", pédalent encore et toujours dans la semoule. Steven Drozd est accro à l'héroïne, leur seul et unique hit remonte à 1993 et Zaireeka a fait un flop pour la raison plutôt sensée qu'il s'agit du seul disque de l'histoire de la pop que personne ne sait comment écouter, y compris ceux qui l'ont fait. Les gens de Warner Bros, leur label, commencent à faire sérieusement la gueule. Et puis sans trop savoir quoi faire de leurs trente doigts, les Lips retournent en studio avec leur fidèle metteur en bruit Dave Fridmann pour enregistrer ce qui va devenir l'album le plus important de leur carrière, "un disque sans guitares, mais pas à la Kraftwerk, plutôt à la Walt Disney".
Harder Better Faster Younger: Les ados de l'electro
Olivier Lamm
Idris Elba presents: How Clubbing Changed the World
Olivier Lamm
Ce n'est pas parce que le gars a incarné un drug tycoon lecteur d'Adam Smith dans The Wire ou un flic "en proie avec ses démons" dans Luther qu'il passe ses soirées devant les pièces télévisées de Beckett. Comme Lou Doillon, Cher ou Mélanie Laurent, Idris Elba un artiste complet qui a su séparer les deux formes d'art qui font vibrer sa coeur: acteur formidable le jour, second couteau de la dance music la nuit. D'après sa page wikipedia, il apparaît dans des clips aux côtés de "Fat Joe, Angie Stone et le rappeur anglais Giggs", il a sorti un maxi sous le nom de Driis et il a co-produit l'intro de l'American Gangster de Jay-Z. En Angleterre, il est désormais identifié dans les médias comme "le gars de la téloche qui fait aussi DJ" - un peu comme si Véronique Genest mixait au Wanderlust plutôt que de twitter sur l'identité nationale - à tel point que c'est à lui que Channel 4 a fait appel pour hoster son chef d'oeuvre de documentaire sur la club culture. Pour fêter ça, le bel et ombrageux Idris (plusieurs fois distingué par des magazines parmi les gars les plus shaggables au monde) s'est même rasé de près, ce qui ne lui arrive quasiment jamais. Pour l'avoir maté presque en entier, je peux vous assurer que ce n'est pas la seule incongruité du machin.
One Night with Daniel Clowes in Los Angeles
Olivier Lamm
Vous avez lu le titre, vous avez cliqué sur la photo, vous avez peut-être frémi une seconde en vous disant qu'on allait vous servir sur un plateau d'argent un docu magistral sur la vie, l'oeuvre, l'âme de Daniel Clowes.
En fait non, il en existe déjà plus ou moins un réalisé en 2002 mais c'est pas de ça qu'il s'agit aujourd'hui.
One Night with Daniel Clowes n'est ni plus ni moins qu'une vidéo promo bricolée par la librairie de comics Meltdown, à Los Angeles, à l'occasion d'une lecture organisée pour la sortie d'une monographie et qui passe un peu de temps avec un couple de fans un peu plus fanatiques que la moyenne (à la limite de l'inquiétant quand le gars regarde la caméra dans les yeux en comparant Clowes à Elvis Presley).
Reel Bad Arabs: How Hollywood Vilifies a People
Marie Hamoneau
Ce n'est pas que l'on suive avec attention l'actualité de Mickaël Youn, mais le pitch de son prochain film nous a rappelé un super documentaire paru il y a quelques années et on ne peut pas s'empêcher de sortir les gros yeux moralisateurs pour l'occasion. Car le sacré amuseur a eu une sacré idée de scénar : deux terroristes du Taboulistan, le pays du taboulé, vont en France pour faire exploser la Tour Eiffel. Le premier trailer est d'un racisme tellement primaire que ça nous a donné envie de remater Reel Bad Arabs: How Hollywood Vilifies a People et de vous proposer d'en faire autant.
Bar25 Der Film: trailer
Camille Larbey
Rite de passage incontournable des nuits Berlinoises, le Bar25 a laissé de beaux souvenirs dans le coeur des teufeurs de la capitale allemande. Ce club open-air, posé sur les berges de la Spree, a pourtant rendu les armes le 14 septembre 2010, victime du projet immobilier Mediaspree. Aussi grande que huit Paris intra-muros, Berlin ne manque pas de place. Pourtant les promoteurs immmobiliers ont jeté leur dévolu sur les rives de la Spree et exproprient un à un les clubs pour bâtir des bureaux, hotels, et lofts à yuppies.
On vous en parlait il y a deux ans, les documentaristes Britta Mischer et Nan Yuriko avaient 250 heures de rushes pour offrir au Bar25 un hommage à la hauteur de sa légende. Après avoir collecté 25.000 euros grâce au crowdfounding, ils ont pu s'enfermer dans une salle de montag
Atelier méditerranée: La bulle du son
Guillaume Loiret
Pêle-mêle sur une table : des synthés et des boîtes à rythmes qui ont bien vécu, des micros, des câbles, des pédales d'effets. Autour: un nuage de gosses qui veulent tout essayer, mais ont du mal à rester concentrés plus de dix minutes. En bout de table, des ordinateurs et une table de mixage. Audrey prend un micro, elle psalmodie le même refrain depuis plusieurs jours, Julien tient une ligne de basse inquiétante au clavier, on ajoute un rythme inventé la veille par Jibril.
Welcome to the Jungle
Olivier Lamm
"It's allright, it brings all the kids together, doesn't it?"
Voilà donc une bonne petite tranche de vie londonienne mid 90s qui donnerait presque envie d'aller danser entre deux barres en béton.
A des miles des reportages officiels réalisés par la téloche de l'époque, "Welcome to the Jungle" est un chouette petit docu sur la scène jungle londonienne et plus notamment Rude FM, radio pirate super emblématique du genre, mais filmé de l'intérieur, sans star ni fard ni grillz en or massif.
Comme nous sommes en 1995, la jungle fixe encore la vie et l'excitation de toute la jeunesse locale, et ça se ressent jusque dans le montage et les microtrottoirs, particulièrement funky et délectables. On remercie le nerd Gold Seal Stable et le blog français True School Ways de nous replonger douze minutes dans cette époque magique où le futur avait l'air de couler des sillons de vinyle et des circuits imprimés d'Atari 1040 ST.