Né au coeur des 70s dans un maelstrom de corps, d'idées et de contradictions pas si éloigné de ceux qui ont vu naître le disco et le hip-hop à New York et la house à Chicago, le Go Go est avec le hardcore école Minor Threat ou Bad Brains la deuxième fierté pop locale de Washington DC.
Intronisé par une poignée de soul brothers particulièrement chauds du slip (Black Heat, le guitariste Chuck Brown et ses Soul Searchers, The Young Senators, Trouble Band/Trouble Funk), ce sous-genre bientôt transformé en Ecole du funk à part en entière s'est distingué au fil des décennies par un petit ensemble d'idiosyncrasies formelles difficile à repérer au premier coup d'oreille: rythmes riches, usage extensif des percussions du type bébé congas, incorporation progressive des boîtes à rythmes et des basslines synthétiques bientôt omniprésentes dans le hip-hop et l'électro...
Chris Blackwell s'est penché très tôt sur le cas des groupes les plus incandescents de la scène (Trouble Funk, Experience Unlimited, Hot Cold & Sweat...) pour les signer sur Island et 4th & Broadway et le destin du genre s'est vu lié de manière de plus en plus inextricable avec celui du hip-hop, des premiers jours (Trouble Funk en feat. avec Afrika Bambaataa) jusqu'au cas d'école Dj Kool.
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documentary
".RIP Chuck Brown, Welcome to the Go Go
Olivier Lamm
Dub Echoes
Olivier Lamm
Fan de reggage roots ou pas fan de reggae roots, on s'est tous penchés un jour sur le cas du dub originel par necessité parce que 87,6 des musiques qui faisaient notre quotidien avaient le code génétique qui pointaint vers Kingston et le Studio One de Sir Coxsone et de son stagiaire à tout faire Lee Perry.
"Is it the sufferation? Is it the climate? Is it the weed?": personne n'a jamais su expliquer comment un genre techniquement si sommaire émergé d'une si petite île paumée dans la mer des Caraïbes avait pu essaimer autant dans l'Occident pop; personne n'a jamais pu affirmer le contraire non plus.
The Internet: A Blog Cats WTF Universe
Clément Mathon
Et tout ça bien évidemment financer par un Kickstarter. Le grand chelem.
Blood, Sweat and Vinyl: DIY in the 21st Century
Olivier Lamm
Esprit éternel du DIY, dans quel repli caché est-tu parti te nicher à l'ère de l'omniscient MP3?
C'est à cette question épineuse que s'est frotté le réalisateur Kenneth Thomas, fan d'indie à tendance sombre et heavy et de barbouilleries post-hardcore arty pour son documentaire Blood, Sweat and Vinyl.
Fruit de 5 années d'enquêtes, de shoots de concerts et de soirées arrosées à la bière, le film se concentre sur trois labels hyper emblématiques du circuit rock souterrain (Neurot, Constellation et Hydra Head) et les groupes engagés jusqu'au cou qui leur servent de tête de proue (Neurosis, Godspeed You Black Emperor!, Isis, Oxbow...)
Partie prenante de leur art et de leurs méthodes, le tourneur français Kongfuzi organise une série de petits raouts aux quatre coins de la France pour mater le film dans les meilleurs conditions possible, c'est-à-dire avec du bon son et une tireuse de bière à proximité.
GLOW: The Story of the Gorgeous Ladies of Wrestling
Olivier Lamm
Créé en 1985 par le fan de catch David McLane et Jackie "J'ai 93 ans et j'aime mon corps" Stallone, Gorgeous Ladies of Wrestling fut durant quatre saisons l'équivalent brut de femmes de la WWE: de la castagne télévisée bidonnée à 93%, les bodies fuchsia et les permanentes pailletées en plus.
Un poil plus soutenu tout de même en termes sportifs que son équivalent mainstream et masculin, le show était scénarisé façon télé-réalité avant l'heure en tournois courant sur des saisons entières (à raison de 8 matches par épisode) et les Dames étaient soumises à une pression athlétique de tous les diables de la part de l'entraîneur (et catcheur à la retraite) Mando Guerrero.
Bad Brains: A Band In D.C.
Le méga-festival d'Austin SXSW présentait la semaine dernière un nouveau venu dans la déjà très longue série des band documentaries, Bad Brains: A Band In D.C.
Passons le fait que le film ait déjà reçu l'approbation des grands habitués du sucage de roues (Don Letts, Henry Rollins, Adam Yauch, on cherche encore Thurston Moore); on se réjouit à l'annonce d'une telle nouvelle pour plusieurs raisons:
D'abord, on aime autant les Bad Brains qu'Henry Rollins. C'est un aveu qui vaut également pour le chocolat et les frites, et on n'en fait pas pour autant un documentaire. Mais surtout, les quelques passages du film publiés il y a deux jours sur wired.com nous laissent entrevoir une technique qui s'applique bien au groupe, à savoir substituer l'archive filmée par de l'animation. C'est pas nouveau, mais assez malin lorsque l'on sait que la pénurie d'images d'époque sur les inventeurs du punk hardcore (rappelons que les jeunes futurs frontmen de Black Flag et de Teen Idols découvrent les Bad Brains avant de monter leur propres groupes) a du freiner jusqu'à présent les réalisateurs qui souhaitaient se lancer dans l'aventure.
When I Sold My Soul to the Machine
Olivier Lamm
L'underground techno hollandais, c'est un peu comme la Triple Alliance Internationale de l'Est autour de Strasbourg ou Gamble & Huff à Philadelphie: un coquelicot mystérieusement éclos dans un océan de bitume et d'indifférence sans que personne ne sache vraiment expliquer pourquoi.
Ainsi l'émergence à La Haye, au coeur des années 90, de la scène rave underground autour de Bunker, Hotmix et des soirées Acid Planet reste comme l'un des temps forts de l'histoire de la techno européenne.
Moebius Redux : A Life in Pictures
Olivier Lamm
Vous l'avez lu ailleurs, vous avez vu la vilaine une de Libé dessinée par Enki Bilal, vous avez probablement déjà descendus vos Blueberry et votre vieille édition cornée de l'Incal aux Humanoïdes associés de la bibliothèque du grenier; bref, Jean Giraud, Gir et Moebius sont morts simultanément ce week-end, et c'est comme si un territoire entier de notre imaginaire onirique, futuriste et surréaliste disparaissait.
Comme on est pas très fort pour les nécros, on vous a déniché ce docu télé réalisé par la BBC en 2007. La musique de Karl Bartos (le looser sympa de Kraftwerk) est un peu nase, la partie sur Metal Hurlant est un peu rapide (on attend la spéciale de Mauvais Genres où, peut-être, son grand ami Jean-Pierre Dionnet
UPDATE - Shut Up And Play The Hits
Charline Lecarpentier
EST-CE QUE L'AGE DE JAMES MURPHY A JOUE DANS LA FIN DE LCD SOUNDSYSTEM? NOUVEL EXTRAIT DU DOCU A VENUR SUR LE BOSS DE DFA.
On prend le pari que, même si la fin de LCD Soundsystem n’était pour vous que l’euthanasie d’un projet agonisant dans sa démesure, vous pourriez quand-même avoir l’oeil humide en regardant le documentaire consacré à ses dernières heures.
Jouez les durs si vous y tenez, mais méfiez-vous tout de même de la scène du teaser où le nounours James Murphy erre en pyjama pilou dans les rues de New-York, tel un Woody Allen en pleine crise existentielle. Vous verrez monter en vous l’envie de le serrer fort pour le remercier pour son label DFA, puis pour Tribulations, North American Scums etc…
Filmé un peu avant son live d’adieu au Madison Square Garden, le documentaire Shut Up And Play The Hits de Dylan Southern et Will Lovelace sera présenté en avant-première au festival Sundance le 22 janvier.
Street Fighting Man
Clément Mathon
Nous-même constamment aux prises avec les difficultés à trouver les nouveaux bailleurs de fonds du documentaire sur Internet, et confrontés aux difficultés à produire des films dans le marasme économique qui pèse sur l'audiovisuel, nous avons toujours eu des réticences avec les Kickstarters. Vous savez, ce site qui propose aux porteurs de projets une plateforme d'appel au financement par les internautes. Le principe: si mon trailer te plait, fais péter 20$. C'est une solution, certes, mais pas vraiment pérenne.
On va faire une exeption aujourd'hui avec ce Street Fighting Man habillement tourné à Detroit, signé Andrew James (déjà auteur de Cleanflix, un docu sur les mormonts homos), et dont le trailer nous a déjà fait versé une larme à la rédaction. Trois personnages, un flic à la retraite qui après avoir vu son commisariat fermer, s'est senti de continuer à patrouiller en sous-marin dans le quartier; un type de 21 ans qui peine à boucler ses études et à trouvé dans le deal un début de solution au paiement de ses bouquins; et clochard qui a réussi racheter une ancienne crackhouse pour 1500$ et tente de la retaper. On vous laisse avec ce demi-synopsis, et le fameux trailer ci-dessous.