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experimental
".Dronecast 063: Frank Bretschneider
The Drone
Matmos
Dronecast 062: Plapla Pinky
The Drone
Julia Holter: World
Olivier Lamm
C'était il y a un an et demi, on trouvait ça fendard de dire "les internets", et il y avait ce morceau plutôt incroyable qui s'appelait "Marienbad" qui avait commencé à tourner sur Youtube. Plutôt sous le charme de son précédent et très étrange Tragedy qui faisait prendre de la hauteur à toute l'école Not Not Fun de la pop électronique indie dada, on tombait officiellement en pâmoison devant cette débauche escherienne d'harmonies et de dimensions qui n'avait plus rien à voir avec quoi que ce soit de connu. Las, tout l'Ekstasis qui suivit semblait un peu palot en comparaison. Sans dénoncer l'arnaque (c'était quand pas mal du tout), la déception + une série de concerts tristounes où ses architectures chétives de samples qui soufflent devenaient de sinistres roucoulades trip-hop ont relégué la Californienne à la catégorie "Starlettes d'écoles d'art plutôt plus douée que la moyenne mais bon quand même pas plus que ça". Du genre qu'on ne rechigne pas forcément à écouter une fois de temps en temps le dimanche après-midi. Quand on y pense.
Dronecast 059: Issakidis
The Drone
Issakidis: Karezza
Olivier Lamm
Combien sont-ils, dans la house française, à avoir fait muter la French Touch sans la renier? Ici, on les compte sur les doigts de la main: I:Cube, Jackson, Krikor, Pépé Bradock... Et puis le grand Georges Issakidis. Affilié à la scène par ses amitiés (les gens du Pulp et de Kill the DJ) et sa collaboration dans The Micronauts avec Christophe Monnier, auto-posté sur sur la touche pour son amour du matos rare et des logiciels de pointe, "le plus grand excentrique de la scène électronique française" (dixit cette bio) fait surtout partie des plus farouches inventeurs de formes de notre exception culturelle électronique. A la fois savant, virilement indus et irresistiblement lascif, plein de funk et de matières instables, son midtempo gris-coloré parade exactement à mi-chemin de Moroder et Autechre. La seule rançon de cette merveilleuse singularité musicale élaborée loin des modes et des banquets, c'est sa rareté.
Saåad/Insiden: Split
Olivier Lamm
Avouons-le d'emblée: s'il y a un sous-courant de la musique électronique qu'on ne s'attendait pas à voir gigoter de sitôt, c'est bien le dark ambient. Tombé de la cuisse de la musique industrielle au coeur des années 80, le genre a certes des maîtres aux oeuvres complètes passionnantes (Lustmord, Rapoon, Zoviet France...) mais se traîne un cortège de casseroles de l'envergure d'un compte secret aux îles Caïmans (cf. les logos semi-fachos, les artworks gothiques, les sites encyclopédiques russes) . Encore une fois, on applaudira donc le miraculeux décloisonnement entre les dynasties techno, noise et indie wock pour passer nos idées reçues au karscher: plus la peine de collectionner les bouteilles d'absinthe ou de connaître par coeur la chronologie des Croix-de-Feu pour apprécier un bon drone noyé dans de la reverb'.
Alva Noto, Cabaret Contemporain & Château Flight, DSCRD
The Drone
Qui: Alva Noto, Cabaret Contemporain & Château Flight et DSCRD
Quoi: Carsten Nicolai AKA Noto AKA le Prince de la sinusoïde, le Cabaret Contemporain qui traîne avec Gilb'R et I:Cube, un groupe parisien dont le nom s'écrit sans voyelle mais se prononce "Discordance".
Quand: Jeudi 2 mai mai 2013.
Où: La Machine.
Xiu Xiu & Eugene S. Robinson: Sal Mineo
Olivier Lamm
Oh le joli bonbon au poivre que voilà! Le joli coussin d'épingles! La jolie vierge de Nuremberg! On aurait bien sûr été bien mal avisé d'attendre du rose et de la pop d'une rencontre entre Jamie Stewart le serial doloriste et Eugene S. Robinson le fight-clubber; mais à bien des égards, Sal Mineo est bien plus rétif, ardu et hardcore que tout ce qu'on pouvait imaginer. Présenté comme un bon death trip des familles, c'est surtout un compendium de cruautés, un cahier de "crimes soniques" d'autant plus dangereux pour le moral et les oreilles qu'il glisse aussi des moments de délice dans les interstices.