Combien sont-ils, dans la house française, à avoir fait muter la French Touch sans la renier? Ici, on les compte sur les doigts de la main: I:Cube, Jackson, Krikor, Pépé Bradock... Et puis le grand Georges Issakidis. Affilié à la scène par ses amitiés (les gens du Pulp et de Kill the DJ) et sa collaboration dans The Micronauts avec Christophe Monnier, auto-posté sur sur la touche pour son amour du matos rare et des logiciels de pointe, "le plus grand excentrique de la scène électronique française" (dixit cette bio) fait surtout partie des plus farouches inventeurs de formes de notre exception culturelle électronique. A la fois savant, virilement indus et irresistiblement lascif, plein de funk et de matières instables, son midtempo gris-coloré parade exactement à mi-chemin de Moroder et Autechre. La seule rançon de cette merveilleuse singularité musicale élaborée loin des modes et des banquets, c'est sa rareté.
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french touch
".Issakidis: Karezza
Olivier Lamm
Dronecast 047: Jean Nipon
The Drone

Crackboy: Apes (UPDATE)
Olivier Lamm
Donc je vous résume mon petit exercice de ce matin: je dois vous parler de "Apes" et vous pondre un laïus sur la convergence forcément formidable de conditions plus ou moins favorables, de lignes de forces, de grandes idées théoriques et de sauvagerie qui a abouti à son émergence, tout ça sans rien vous révéler de l'identité cachée de son démiurge de producteur quand bien même je la connais très bien et en étant bien conscient du fait qu'elle constitue un secret de polichinelle pour la plupart des gens du "milieu" qui ne manqueront pas de ricaner en lisant cette notule s'ils croient que je ne suis pas dans le secret des dieux.
Kavinsky: Protovision
Clément Mathon
La question que vous vous posez probablement, c'est mais pourquoi diantre ce machin en plastique n'a pas atterri directement dans la shitlist? On vous répond illico que le-dit machin en plastique (c'est pas grand chose de plus) fait clignoter si fort ses phares du côté des pubards de pouvoir de notre petit pays qu'il en devient formidablement emblématique du malaise de la pop contemporaine, celui qui rend la présence d'un Woodkid dans notre shitlist de fin d'année absurde et non-avenue.
Twin Twin : La French Touch
Frédéric Gendarme
I:Cube
Sox: Birth Etcetera
Camille Larbey
Julien Sens, dit Sox, est apparu en marge des radars musico-médiatiques il y a 3 ans environ : quelques remixes histoire de se faire un nom et un premier E.P. autoproduit qui s'écoute toujours ici. Le signal lumineux n'était pas vraiment persistant, mais suffisamment puissant pour que le label Mental Groove l'appelle à lui pour le faire rentrer dans son giron.
Aujourd'hui, il livre enfin sa copie, fruit de deux années de boulot : un premier album de jolies petites capsules nostalgiques ou mélancoliques, c'est selon l'humeur de chacun (et la météo aussi).
Oxia : Tides of Mind
Olivier Lamm
S'il y a un truc qu'on sait faire en France, c'est soigner nos vétérans. Laurent Garnier signe sur Ed Banger, Jean-Michel Jarre est adoubé par la bande Dirty et la RBMA, on réhabilite à l'occasion Cerrone ou Martin Circus comme des pionniers proto house indispensables.