Rite de passage incontournable des nuits Berlinoises, le Bar25 a laissé de beaux souvenirs dans le coeur des teufeurs de la capitale allemande. Ce club open-air, posé sur les berges de la Spree, a pourtant rendu les armes le 14 septembre 2010, victime du projet immobilier Mediaspree. Aussi grande que huit Paris intra-muros, Berlin ne manque pas de place. Pourtant les promoteurs immmobiliers ont jeté leur dévolu sur les rives de la Spree et exproprient un à un les clubs pour bâtir des bureaux, hotels, et lofts à yuppies.
On vous en parlait il y a deux ans, les documentaristes Britta Mischer et Nan Yuriko avaient 250 heures de rushes pour offrir au Bar25 un hommage à la hauteur de sa légende. Après avoir collecté 25.000 euros grâce au crowdfounding, ils ont pu s'enfermer dans une salle de montag
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".Bar25 Der Film: trailer
Camille Larbey
Stabil Elite : Expo
Camille Larbey
Actuellement, chez nos amis inventeurs de la chair à saucisse à tartiner, ça s'excite pas mal sur un trio de Düsseldorf, Stabil Elite. On imagine aisément la question récurrente en interview: "Comme ça vous faites de l'électro... Alors, ça fait quoi d'avoir grandi dans la ville qui a vu naître Kraftwerk, Neu! et D.A.F. ?" Ça fait que les momes se sont trouvés une place au centre d'une triangulation électro-kraut-new wave. Ni plus, ni moins.
Leur nom vient d'un vieux téléfilm allemand de 1970, Le Jeu des Millions, où un candidat doit survivre à une chasse à l'homme réélle, filmée par 20 caméras. S'il ne se fait pas tuer au bout de sept jours, il empoche le pactole. Dans le téléfilm, le producteur de cette téléréalité est "Stabil Elite", un konzern fictif. Deux petits funfacts sur Le Jeu des Millions : la musique est signée Irmin Schmidt (auquel nous avions consacré un sujet à voir ici), mais surtout, à l'époque de sa diffusion, des centaines de jeunes n'ont pas capté qu'il s'agissait d'une FICTION et ont postulé auprès de la chaîne TV comme candidats pour les rôles des chasseurs ou du chassé.
Warren Suicide : Apparat & Oval Remixes
Camille Larbey
En cette période d’Épiphanie, Shitkatapult est généreux comme les Rois mages en Galilée. Le label berlinois offre deux titres de sa signature Warren Suicide, remixés par deux beaux noms : Apparat et Oval.
Avec son dernier album Sascha Ring – aka Apparat – avait délaissé les basses stroboscopiques des clubs pour allumer des loupiotes pop-rock frémissantes. Si certains étaient resté un peu de marbre à l’écoute de The Devil’s Walk, il devraient sûrement se dérider devant la relecture de Moving Clove. Sur un kick bien appuyé pendant 8 minutes, Apparat reprend le chemin des dancefloors moites.
Quant à Oval, le Teuton n’est pas un pionnier du glitch pour rien : Markus Popp entreprend un grand chantier de démolition pour recréer des miniatures sonores.
Haschisch
Thomas Rozec
La dope, c’est un fait, est un inépuisable sujet pour les cinéastes, qu’ils tâtent de la fiction ou de la vraie-vie-des-vrais-gens. Le documentariste allemand Daniel Gräbner en est l’illustration parfaite, et a consacré, en 2002, un film entier au haschich. Sorti dans une relative confidentialité, ce docu est désormais visible en ligne, en intégralité.
Baptisé Haschisch, histoire qu’il n’y ait vraiment aucun doute sur sa thématique, il a pour particularité de nous faire évoluer dans un cadre très resserré. Parti tout seul avec sa caméra et son sac-à-dos, Gräbner a en effet traversé la Méditerranée pour aller grimper un petit bout du Rif marocain, direction Issaguen.
Anika : Terry
Charline Lecarpentier
Journaliste politique d’origine allemande, Anika avait été rencardée en studio à Bristol par Beak> et s’était pointée en ignorant que le projet était celui de Geoff Barrow, le leader de Portishead, à la recherche de sa nouvelle muse.
En douze jours, ils enregistraient des reprises de popsongs des 60′s réarrangées pour sonoriser un hangar industriel et dès l’année dernière, on découvrait l’album.
Mais les Américains n’ont pas eu cette chance et le disque débarque de l’autre côté de l’Atlantique seulement ce mois-ci via Stones Throw. C’était l’occasion de faire enfin une vidéo pour le titre Terry, une relecture du titre de Twinkle. Avec peu de moyens ils ont embarqué la délicate Anika dans les égouts avec une lampe de poche. Un clip imparfait qui demande autant d’effort que de l’écouter chanter faux, forçant la comparaison avec Nico plutôt qu’avec Beth Gibbons au delà de l’accent et de la coupe de cheveux.
Et puisqu’on est sympas, on en profite pour vous ressortir plus bas l’interview qu’elle avait faite pour The Drone, où elle avoue avoir un pseudo pour écrire ses articles les plus engagés. Pour votre info, on cherche toujours son identité secrète.
Jacob Korn: She
Clément Mathon
Jacob Korn, meet The Drone, The Drone… Jacob…
Contrairement à son origine allemande, et sa résidence à Desden au sein du très arty Trans Media Lab, Jacob a placé son dernier EP sortie en juin dernier, She, sous grosse influence Détroit versant techno chaleureuse.
Quatre mois après sa sortie, cette signature d’une autre jeune gloire locale, (le label Uncanny Valley, pour lequel Jacob fait également le ménage, envoie des courriels, et fait du mail-order) s’accompagne d’une mise en image du titre phare de son EP, qui pète pas trois pattes à un pingouin, mais qui a le mérite de nous mettre le nez sur un très chouette disque à côté duquel nous étions passés.
3rd Annual Ugly Dance World Cup
Camille Larbey
Plus que quelques semaines de suspens avant de savoir enfin qui, cette année détiendra le titre de pire danseur au niveau mondial. Depuis deux ans, à Hambourg, l’Annual Ugly Dance World Cup lutte contre la tyrannie de ces clubbers et clubbeuses qui prennent le podium d’un dancefloor pour un épisode d’Un Dos Tres.
La compétition est ouverte à tous, il suffit de former un crew de 2 à 4 personnes, dévaliser la fripe du coin, danser comme le dernier des abrutis, filmer sa performance et l’envoyer aux organisateurs. Le 7 octobre, un jury désignera les 9 équipes invitées à défendre leur horrible chorégraphie lors d’une soirée au club Terrace Hill. Mais comme la meilleur voix de la démocratie reste Internet, la team dont la vidéo aura fait le plus de clics sera automatiquement nominée.
Miracle Fortress: Raw Spectacle (Pantha du Prince remix)
Thomas Rozec
Avouons-le d’emblée, il y a une heure nous n’avions que peu entendu parler du Canadien Miracle Fortress/Graham Von Pelt, et il y a fort à parier que, si le nom de Pantha du Prince ne s’y était pas trouvé acollé, on en serait certainement resté là, même après avoir écouté sa synth-pop 80′s très over the top, pas nécessairement notre came. Mais bon, le talentueux Henrik Weber ayant été fourrer ses pattes dans Raw Spectacle, tiré de Was I The Wave ?, dernier LP en date de Miracle Fortress, il était évident que l’on daignerait au moins écouter le résultat. Et il s’avère très bon.
John Tejada: Parabolas
Thomas Rozec
Sorti aujourd’hui même, Parabolas est le premier LP du charmant John Tejada à sortir chez l’éminent label colonais Kompakt. Même si d’aucuns diront que l’Autrichien a, malgré ses racines germaniques, toujours été plus branché sur le canal de Détroit que sur celui de la Deutsche Techno, on ne peut que se réjouir d’une telle association, d’autant plus que le résultat fait extrêmement plaisir.
Omara: Raining Morning
Camille Larbey
Lorsqu’un artiste commence sa bio par : I don’t know what to tell about me, ’cause I don’t know what you want to know, ça semble tout de suite mal barré pour en apprendre un peu plus. Omara est donc un Allemand qui vit à Friedrichaffen, sur les rives du lac de Constance et sa page Facebook compte 15 fans. On n’en saura pas plus.