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indiepop
".Dronecast 060: Orval Carlos Sibelius
The Drone
Unknown Mortal Orchestra: II
Louis Vial
Avec un raisonnement qui n'appartient qu'à lui, un pigiste de Pitchfork (ouais, on le lit encore, mais toi aussi) a tenté un rapprochement entre ce "mouvement" communément appelé indie R&B et le premier extrait à tomber deuxième Unknown Mortal Orchestra. Hors comme on a des oreilles, les seuls points communs qu'on a réussi à déceler entre la musique du trio de Portland et les digressions hypo-balbutiantes de la néo-soupe à bonnets Supreme sont les sweats larges et le lunettes de nerd en bois précieux (cf. photo ci-contre).
UMO, dont on vous parle ici pour la première fois avec un peu de culpabilité, est plus simplement une très bonne formation guitare/basse/batterie qui, très loin d'embarasser qui que ce soit devant le difficile exercice du songwriting à ambition érudite et originale, s'est trouvée d'emblée placée dans le haut de ce panier à linge sale qu'on appelle l'indie-pop.
Death and Vanilla : Death and Vanilla
Olivier Lamm
Si on demandait à Marleen Nilsson et Anders Hansson s’ils aiment Broadcast, ils répondraient sûrement que “Oui, non, peut-être, enfin on aime surtout White Noise et The United States of America” et ils sûrement auraient raison de le faire.
Il n’empêche que dans leurs soupes épaisses de souffle, de grincements et de mélodies toxiques, on ne peut s’empêcher d’entendre aussi des échos tintinnabulants du grand groupe de Birmingham – et on ne va pas s’en plaindre, puisque les groupes capables d’endosser ce beau, gros héritage se comptent sur les doigts de la main.
Dans leur premier album éponyme qui sort simultanément sur Kalligrammofon et l’excellent label français Hands in the Dark (de Cankun à Sacred Harp, c’est un peu notre Ghost Box à nous), ils ouvrent un peu plus grand le coffre à poussière et c’est assez remarquable.
Still Corners : Into The Trees
Charline Lecarpentier
Au moment de faire notre tri sélectif parmi les multiples clips de dream pop filmés dans la forêt, on a sauvé de la benne cette semaine Still Corners, la gracieuse signature de Sub Pop dont l’album Creatures Of An Hour sortait en octobre.
Le groupe s’est formé suite à une rencontre fortuite entre un songwriter américain et une Anglaise à la voix cristalline, Tessa Murray, à la station de métro London Bridge. Rien de bien scandaleux ou palpitant à raconter de plus sur ce groupe, le titre Into The Trees est d’ailleurs aussi simple que leur bio : une petite bluette indie pop inoffensive qui décrochera un sourire rêveur aux nostalgiques de Lush et Stereolab, mais c’est déjà pas mal. Le clip est lui réalisé par Ollie Murray, aussi auteur de la vidéo pour Still Life de The Horrors pour laquelle il avait déjà utilisé des effets de pellicule cramée à l’effet hipstmatic assuré ainsi qu’un gros casting de nuages qu’il semble avoir recyclés ici.