On s'extasiait il y a deux mois sur le très, très beau "Cro Magnox" de Ceephax, premier extrait éponyme de son nouveau triple LP pour le label belge Weme. Et deux mois plus tard, on trouve qu'on avait raison: Cro Magnox est non seulement le meilleur album de Ceephax à ce jour (en comptant les K7, il y en a eu 14 depuis 1999) mais le meilleur album de musique électronique anglaise de ces derniers mois.
Vraisemblablement, tout ce dont Andy Jenkinson avait besoin pour prendre de la hauteur et avancer dans son art, c'était donc d'un peu de profondeur de champ pour projeter les paysages en 3D fil de fer qu'il a dans la tête. Véritable "bande-son de film imaginaire" comme plus personne n'ose encore en faire (enfin, presque plus personne), Cro-Magnox nous balade dans ces paysages VHS-post-retro-futuristes de carte postale vintage qu'on n'en peut déjà plus de revoir mais pile à la bonne distance, à mi-chemin entre la sincérité du nerd sincère et la nonchalance du bon gros wanker. Bingo, ses p'tites conneries IDM acid-rephlex millésimées prennent des teintes inédites et la somme de leurs parties et mélodies fait le disque d'electronica le plus épais et le plus long en bouche qu'on a entendu depuis un bon moment.
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nerd
".Ceephax: National Grid
Olivier Lamm
I Dream of Wires: The Modular Synthesizer Documentary: Extended Interviews
Olivier Lamm
Ça fait des mois qu'on l'attend, celui-là, mais on ne vous en voudra pas de sortir le carton "nerd": un docu long et dense sur les synthétiseurs modulaires, ces monstrueux machins plein de knobs, d'orifices et de câbles multicolores qui recouvraient les murs des savants fous de la musique électronique avant que le miracle de la technologie ne les transforme en mini-pianos en plastique dans les clips de Partenaire Particulier. Il n'aura échappé à aucun lecteur de The Drone qu'ils font leur retour en force dans les studios depuis, en gros, que les laptops ont fini de perdre leur aura occulte, et ce autant comme accessoire de déco nouveau-riche (coucou Deadmau5, coucou Billy Corgan) que comme vraie machine à faire muter la musique. Ça méritait donc bien un petit documentaire.
Zero Charisma
Thomas Rozec
Zero Charisma ne sera sans doute pas la comédie du siècle, ni même celle de l’année lorsqu’elle verra enfin le jour. Cela dit, le film a la notable qualité de s’axer autour d’un vrai phénomène de société.
Depuis quelques années, on assiste en effet à un surprenant glissement de valeurs, les nerds du monde entier se voyant peu à peu dépossédés de ce qui jusque là constituait leur terrain de jeu réservé – comic-books, jeux vidéos, heroic-fantasy, séries Z, tout y passe, même leur look – par des hordes de hipsters sans gêne. Comme une bonne démonstration fonctionne toujours mieux quand elle passe par l’absurde, Zero Charisma s’attaque à ce qui reste sans doute l’antithèse absolue du hobby cool: les jeux de rôle.
Daito Manabe: Face Visualizer
Clément Mathon
En octobre dernier, le Japonais Daito Manabe faisait frémir la toile avec une invention aussi inutile les chausson-chaussettes, mais qui potentiellement pourrait l’emmener à passer devant Kanye West aux prochains MTV Music Video Awards.
Le concept: des électrodes placées sur son visage, et reliées à un logiciel de programmation musicale développé par les savants de l’IRCAM (Max/MSP), envoient des décharges synchronisées avec la musique qu’il est en train de jouer.
The Wilderness Downtown
Clément Mathon
Dernière trouvaille de Google pour faire pencher la balance en faveur de HTML5 (Cf. le débat opposant HTLM5 à Flash): embaucher Arcade Fire, caster le réalisateur Chris Milk (clipiste entre autre de U2, Gnarls Barkley, Green Day, Kanye West…) et leur faire un clip du futur.
Intitulé “The Wilderness Downtow”, ce clip franchement bleuffant “made with some friends from Google” vous propose ainsi, après avoir entré votre adresse de naissance, de courir vers ledit lieu sur l’air de “We used to Wait”. Au fur et à mesure du déroulement de cette “Chrome Experience”, votre navigateur ouvre et ferme de nouvelles fenêtres faisant apparaître de nouvelles vidéos, jusqu’à l’épilogue, où vous arrivez en bas de chez vous, si tant est que “chez vous” ait été photographié par Google Street View.
Flash versus HTML5
Clément Mathon
Notre rédaction est basée dans les locaux de l’agence de développeurs qui a conçu The Drone, et s’il y a un débat qui divise les troupes en ce moment, c’est bien celui-ci
Saphira: le dragon mécanique
Clément Mathon
Dans un post du 21/04, nous vous parlions du magazine américain Make (un espèce de catalogue trimestriel pour fabriquer vos propres objets téléguidés, robots, imprimantes DIY et autres trucs inutiles). Depuis maintenant cinq ans, près de 70000 Géo Trouvetous américains se retrouvent aux abords de San Francisco pour le plus grand raout de bidouilleurs: le Maker Faire (une sorte de concours Lépine ultra DIY).
Funnyman: The First Jewish Superhero
Clément Mathon
In this video trailer, authors Mel Gordon and Thomas Andrae preview their new book from Feral House, “Siegel and Shuster’s Funnyman: The First Jewish Superhero from the Creators of Superman.”
Sony Announces The Death of Floppy Disk
Clément Mathon
No surprise in that, 3.5-inch Floppy disk is dead today. I hesitated to put that on the blog knowing that people who would be interested in that info would already know by now anyway. And I just remembered this 1992 anti-copy hip hop commercial. Which is worth digging. It was produced by the Software & Information Industry Association (SIIA).
Make magazine
Clément Mathon
If you’ve never heard of the Maker scene, here comes your chance for a catch-up lesson. Launched in 2005, Make magazine focuses on DIY projects including computers, electronics, robotics, metal/woodworking…