La chance de David Shaw, c'est son grain de voix. Il se trouve qu'il est tout proche de celui de Dave Gahan, moins le fameux devenir-chèvre qui gâche (très) légèrement l'organe sensationnel du frontman de Depeche Mode depuis qu'il arrêté de se piquer (NB pour les Depeche Mode Maniacs qui passeraient par là, vous me faites pas peur).
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new wave
".David Shaw and The Beat: So It Goes
Olivier Lamm
Fairmont: Automaton
Olivier Lamm
Dieu lui pardonne, Matthew Dear ne s'est pas rendu compte de ce qu'il faisait. S'il s'est posté un soir de pleine lune en Dior Homme derrière un pied de micro, c'était pour avancer dans son art, pas défigurer un peu plus encore sa techno adorée. Et tous les mecs qui ont suivi derrière (et on ne parle pas de la vieille génération des David Carretta, Miss Kittin & The Hacker & co.) ont moins été attirés par l'odeur de la gomina que par la lueur qui s'échappait du tunnel entre le Detroit des Papas et les zones "futur immédiat" (Sigue Sigue Sputnik, Trans-X) et post-indus (Liaisons Dangereuses, DAF, Nitzer Ebb) de la new-wave.
The Eyes In The Heat : Stare
Frédéric Gendarme
Tiens, Kill The Dj se met au gris. Sous le nom The Eyes In The Heat, se cache un trio wock dans lequel bricole le producteur techno Olivier Ho alias Raudive & co, fondateur du label Meta et auteur d'un bien beau Dronecast il y a peu et chante Zizi Kanaan, Libano-américaine dont on ne sait absolument rien. Habillés en Hedi Slimane, la raie soigneusement négligée, Ils jouent un post-punk boudeur, du genre qu'on danse dans son coin dans la salle de concert, voire dans son coin allongé sur son lit quand il se teinte de new-wave corbac.
Blind Digital Citizen: Le Podium 5
Camille Larbey
Au début, Blind Digital Citizen, c'était quelques morceaux lachés ici et là, de l'électro un peu abstraite, rien de trancendant. L'affaire n'était pas pliée, non, seulement à suivre. Et puis le label Third Side Records a confié au collectif les clés de la maison pour le nouveau numéro du Podium, série de EPiédestals où sont déjà passés La Femme, Mungo Park ou encore Holstenwall, (déjà évoqué ici dans nos colonnes). C'est sorti tout récemment et la surprise fut plutôt bonne.
Car fini l'abstraction, les BDC pompent désormais intelligemment dans la new wave et les eigthies pour en tirer une musique du genre
Simon Reynolds
Stabil Elite : Expo
Camille Larbey
Actuellement, chez nos amis inventeurs de la chair à saucisse à tartiner, ça s'excite pas mal sur un trio de Düsseldorf, Stabil Elite. On imagine aisément la question récurrente en interview: "Comme ça vous faites de l'électro... Alors, ça fait quoi d'avoir grandi dans la ville qui a vu naître Kraftwerk, Neu! et D.A.F. ?" Ça fait que les momes se sont trouvés une place au centre d'une triangulation électro-kraut-new wave. Ni plus, ni moins.
Leur nom vient d'un vieux téléfilm allemand de 1970, Le Jeu des Millions, où un candidat doit survivre à une chasse à l'homme réélle, filmée par 20 caméras. S'il ne se fait pas tuer au bout de sept jours, il empoche le pactole. Dans le téléfilm, le producteur de cette téléréalité est "Stabil Elite", un konzern fictif. Deux petits funfacts sur Le Jeu des Millions : la musique est signée Irmin Schmidt (auquel nous avions consacré un sujet à voir ici), mais surtout, à l'époque de sa diffusion, des centaines de jeunes n'ont pas capté qu'il s'agissait d'une FICTION et ont postulé auprès de la chaîne TV comme candidats pour les rôles des chasseurs ou du chassé.