Déjà adoubé des dizaines de fois Grand Maître Intersidéral du WTF? par la plèbe de tous les feeds possible et imaginables autour de la Terre, Calvin Cordozar Broadus Junior s'est converti à la magie pure ces derniers mois. Avec des concerts dans des distributeurs de Doritos et d'autres main dans la main avec l'hologramme de 2pac, des apparitions au Juste Prix US pour lever des fonds pour sa ligue de football, sa propre marque de cigares, un livre à faire partir en fumette et une collab' avec Jean Roch au tableau de chasse, Snoop pouvait quasi boucler son meilleur bilan trimestriel présence média depuis une éternité. Mais depuis qu'on sait que son Reincarnated promis depuis les giboulées sera un album de reggae, on se dit que la grosse teuf ne fait que commencer.
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reggae
".Snoop Lion: La La La
Olivier Lamm
Hot Chip vs. Major Lazer: Look At Where We Are
Olivier Lamm
Elle en est où la dance US d'après la révolution? Il en est où Diplo depuis qu'il pose sur des photos avec Skrillex, qu'il collabore avec Tiësto et qu'il produit et des clones gréco-galloises de Katy Perry? Il est heureux au moins? Les drop et les kids dans son dernier maxi c'est parce que ça l'amuse ou est-ce que c'est son manager qui le force?
Pour ce qui concerne Major Lazer, Switch est bel et bien parti suite à des "différents artistiques" et on a vu Spinal Tap suffisamment de fois pour savoir ce que ça signifie. Le morceau avec Amber Coffman des Dirty Projectors était co-écrit par sa pomme mais on commençait à avoir vraiment très peur pour Major Lazer Frees the Universe, tome 2 repoussé aux calendes grecques au sujet duquel on ne sait plus rien du tout du tout.
Harmony, Melody and Style: Lovers Rock in the UK 1975 - 1992
Olivier Lamm
Pas la peine de nous écrire pour vous plaindre du fait que c'est la deuxième fois qu'on parle de reggae en moins d'un mois. On en est les premiers surpris en fait. Mais là, on a pour ainsi dire pas le choix: cette énième anthologie thématique de Stuart Baker est même tellement insidieusement magnifique de par son contenu et par son action prosélyte que ça fait une semaine qu'on tourne autour du pot et des notes dans le cahier pour arriver à gribouiller quelque chose digne des papillons qu'elle nous fout dans le ventre. Ca doit être la faute à toutes ces gamines qui chantent un peu faux.
Dub Echoes
Olivier Lamm
Fan de reggage roots ou pas fan de reggae roots, on s'est tous penchés un jour sur le cas du dub originel par necessité parce que 87,6 des musiques qui faisaient notre quotidien avaient le code génétique qui pointaint vers Kingston et le Studio One de Sir Coxsone et de son stagiaire à tout faire Lee Perry.
"Is it the sufferation? Is it the climate? Is it the weed?": personne n'a jamais su expliquer comment un genre techniquement si sommaire émergé d'une si petite île paumée dans la mer des Caraïbes avait pu essaimer autant dans l'Occident pop; personne n'a jamais pu affirmer le contraire non plus.
Sun Araw + M. Geddes Gengras + The Congos : Happy Song
Charline Lecarpentier
En 2010, l’énigmatique producteur de L.A. Cameron Stallones a.k.a Sun Araw est parti traîner sa moustache en Jamaïque. Pas en simple touriste, ça non, mais pour partager ses méditations sur orgues bourdonnants avec les légendes du reggae de Kingston The Congos en emportant dans ses valises son ami de L.A. M.Geddes Gendras.
Et on découvre enfin un premier extrait de cette collaboration initiée par le label RVNG INTL. Le titre s’appelle Happy Song et nous aura mis le coeur en joie au point de danser avec presque autant d’ardeur que l’endurante danseuse du superbe clip d’Impluvium sorti en 2011.
Un film sur ce voyage initiatique de Sun Araw nous est promis pour bientôt sous le nom Icon Eye, un premier teaser dans lequel on retrouve l’étonnante bande réunie dans la même barque est même déjà visible ci-dessous.
Peaking Lights: Vessel Podcast
Thomas Rozec
Ca n’étonnera pas le peu de personnes qui se sont – pour l’instant – penchés sur leur cas: Aaron Coyes et Indra Dunis, alias le duo californien Peaking Lights, sont de gros consommateurs de dub. Certes, ils auraient plutôt tendance à évoluer dans la catégorie “pop-psyché”, mais, comme l’illustre leur excellent premier album 936, ils doivent tout de même énormément aux musiques jamaïcaines, auxquelles ils ont emprunté leur tempo, et une certaine lascivité ambiante qui transparaît dans leurs propres compositions, idéales, comme nous l’avions déjà fait remarquer, pour les petites heures du jour après quelques salvateurs excès.
L.O.U.D.
Thomas Rozec
En 1997, Busta Rhymes dévoilait le clip de son fameux Put Your Hands Where My Eyes Can See – une parodie d’Un Prince à New York signée par l’omni-clippeur Hype Williams – où figurait notamment une grosse séance de danse exécutée par des zombies peinturlurés se tordant dans tous les sens. Le monde découvrait alors le Bruk Up, street dance jamaïcaine dont le hip hop ricain allait s’emparer, le rebaptisant au passage Flexing ou Bone Breaking.
Reggae Brittania
Camille Larbey
Il y a tout juste 30 ans sortait Dance Craze, THE documentaire sur le two-tone. Réalisé par Joe Massot, il suivait, tournées après tournées, le big 6 du genre: Madness, The Specials, The Selecter, Bad Manners, The Beat et The Bodysnatchers. Aujourd’hui, la BBC reprend le flambeau en proposant Reggae Brittania, sa lecture de l’arrivée des musiques jamaïcaines dans la Perfide Albion.
Darryl Jenifer: In Search of Black Judas
Clément Mathon

A 50 ans, Darryl Jenifer joue toujours avec les Bad Brains, mythique combo hardcore black de Washington D.C. Il vit désormais reclus dans une petite bourgade au Nord de New York, à quelques bornes de Woodstock, s’enfume toujours le minois sur fond de Rastafarisme auquel les membres du groupes ont juré allégeance depuis leur début en 1977, est toujours en perpétuel conflit avec leur chanteur à l’humeur ultra-changeante H.R., et conduit toujours sa mission quasi-religieuse: du hardcore oui, mais Black et suivant les préceptes du PMA (Positive Mental Attitude).
“Black Metal / Black Metal / Black Metal”: voilà comment le bassiste décrit son projet solo sur sa page Myspace. Comprenez ici ‘Metal fait par un noir’, dont l’album judicieusement intitulé “In Search Of Black Judas” sort le 26 Octobre.
R.I.P Sugar Minott
Thomas Rozec
Le roi du dancehall n’est plus.