Dans mon souvenir, Jonas Reinhardt c'était de la musique fond d'écran, des pochettes presque invisibles, l'arrière-fond paisible du revival hipster synth. Ses deux premiers disques sont sortis sur Kranky, label spécialisé en beaux déserts et c'était très logique. C'était nerd et raisonnable. J'avais dû mal écouter.
La débauche d'effets, de pistes et d'instruments employés dans son nouveau Mask of the Maker évoque plutôt ces blockbusters rutilants qui ont mis bien le revival kosmische / Jean-Michel Jarre chez les fans de Justice et Daft Punk, l'Elemental Themes de Chrome Canyon (évoqué dans nos pages avec une émotion mêlée de circonspection) ou l'étrange et très lipidique Narcissus du duo suédois Pacific!.
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synth
".Jonas Reinhardt: Private Life of a Diamond
Olivier Lamm
Miles Whittaker: Faint Hearted
Olivier Lamm
Gros regain d'activités dans le camp des diggers de noir de Demdike Stare! En deux mois, on a eu droit à un beau mix mystère sur cassette noire qui commence avec la 23ème plus belle b.o. de Morricone, un maxi dark jungle complètement pété et nonchalamment titré "Test Pressings" et donc cet inattendu Faint Hearted ("petite nature"), premier album de Miles Whittaker en solo et sous son nom après dix ans de discographie sous couvert (MLZ, Millie, Suum Cuique ou avec Gary Howell dans l'étrange Pendle Coven).
Holden: Gone Feral (41BC)
Olivier Lamm
S'il y a un musicien qui manque au temps présent, c'est bien James Holden. Cas rarissime (limite pathologique) de musicien-créateur-rétenteur, le boss de Border Community n'en fait qu'à sa tête face "aux disques qui n'ont pas besoin d'exister parce qu'ils existent déjà en partie ailleurs" (dixit cette notule) et à la nouvelle norme de la musique-électronique-sur-Internet où 2 mois de silence équivalent à une mort clinique. Du coup il produit peu, très peu, et c'est très frustrant parce qu'il produit bien, très bien. Outre son silence relatif de ces dernières années, la meilleure preuve en reste son seul et unique et tout riquiqui album de 2006 qui était si chiche en viande que certain hurlent encore à l'arnaque. Si seulement ces foutues 38 minutes de musique n'étaient pas si foutrement bonnes, si seulement elles ne mettaient pas tant de musique pas mal à l'amende, on aurait hurlé itou et on aurait laissé James Alexander Goodale Holden à l'histoire et aux 385 remixes trance-y progressive-esque qui l'ont fait connaître et je parie que le Monde ne s'en serait pas si mal porté. Mais voilà, elles étaient bonnes, ces 38 minutes, elles le sont toujours 7 ans après, et la progéniture (Nathan Fake, Luke Abbott, Fairmont...) a beau redoubler d'efforts pour tenir la boutique depuis, on crie famine.
Dorian Pimpernel: Teorema
Olivier Lamm
Il y a plus de virages, de détours et de références dans les deux morceaux de ce quarante-cinq tours que de rues dans une grande capitale. Il y en a tellement en fait, que le journaliste même appliqué, même érudit pour de vrai est obligé de se casser les dents. Pourtant il ne peut pas s'en empêcher, le journaliste, il cherche les parents comme il cherche les instruments rares: Syd Barrett, Lewis Carroll, un clavecin ancien, Morricone-Nicolai-Umiliani-Cipriani, une vraie cabine leslie, les Beatles, une pile de synthés russes et Broadcast à l'époque bénie des deux premiers albums, quand la musique du groupe était un conglomérat intarissable de références embarquées sur le dos d'autres références.
John Foxx and The Maths: Evidence
Olivier Lamm
Le retour aux affaires de John Foxx est l'un des plus classes et sémillants de toute la sphère "synth britannia", et ce pour deux raisons: a) il a commencé en 1997, après un retrait du monde la pop sans fioritures et totalement volontaire en 1985 et b) contrairement à ceux de The Human League ou OMD, ses disques récents ne foutent pas des frissons de honte au monde entier, entourage, famille et fans hardcore y compris.
Rappelons aussi rayon classe que Foxx a quitté le navire Ultravox en 1979 pour ne jamais y retourner, et que son premier album solo éminemment ballardien de 1980 (Metamatic) figure au firmament des objets les plus précis et formidables de la new-wave anglaise toute entière, autant pour le repertoire d'inventions dément qu'on y trouve que pour la voix de Foxx, trésor de puissance digne de celle de Simeon de Silver Apples. Une petite preu
Pourquoi ne voit-on pas plus de filles jouer avec des synthés vintage?
David Pais
I Dream of Wires: The Modular Synthesizer Documentary: Extended Interviews
Olivier Lamm
Ça fait des mois qu'on l'attend, celui-là, mais on ne vous en voudra pas de sortir le carton "nerd": un docu long et dense sur les synthétiseurs modulaires, ces monstrueux machins plein de knobs, d'orifices et de câbles multicolores qui recouvraient les murs des savants fous de la musique électronique avant que le miracle de la technologie ne les transforme en mini-pianos en plastique dans les clips de Partenaire Particulier. Il n'aura échappé à aucun lecteur de The Drone qu'ils font leur retour en force dans les studios depuis, en gros, que les laptops ont fini de perdre leur aura occulte, et ce autant comme accessoire de déco nouveau-riche (coucou Deadmau5, coucou Billy Corgan) que comme vraie machine à faire muter la musique. Ça méritait donc bien un petit documentaire.
Dronecast 038 : Teenage Menopause
The Drone
Xander Harris: Snow Crash
Olivier Lamm
Ça se radicalise passablement chez les synth fétichistes de Brooklyn. Concurrence oblige, les mecs ne peuvent plus se contenter de brancher trois vieux machins achetés trop cher au coin du block, lancer un arpéggiateur dans un écho à bande et en appeler à votre clémence pour la précision des références. L'hypnagogique, les chakras à motié fermés et les nuages de fumée, c'était bon pour 2011.
Zombie Zombie: Illuminations DJ Sotofett's 7inch Mix
Olivier Lamm
Sympa, les gars de Versatile, vraiment sympa. Le tip est précieux. J'avoue sans trop sourciller, je n'avais jamais entendu parler de DJ Sotofett ni de Sex Tags Mania jusqu'à ce vous nous proposiez cette réécriture fofolle de l'Illuminations des amis de Zombie Zombie, ni des monts et merveilles qui se cachaient derrière.