The Disco Exorcist
Marie Hamoneau
L'Exorciste versus Saturday Night Fever, vous n'en réviez peut-être pas, mais quelqu'un l'a fait. On doit cet éclair de génie à Richard Griffin et son film The Disco Exorcist, qui vient de sortir en DVD.
A 40 ans, ce réalisateur du Rhode Island a déjà commis une dizaine de films de série Z à budgets ultra-riquiquis et aux pitchs pas piqués des hannetons. Pour que vous voyiez un peu le genre, il sort en 2009 Nun Of That, une comédie d'action qui suit une bonne-soeur qui devient une terrible tueuse de méchants gangsters après avoir suivi un entraînement de choc au paradis, en compagnie de Jésus, Moïse et Gandhi. Aujourd'hui, il revient avec une nouvelle merveille à 20 000 $,The Disco Exorcist, qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, n'est pas un direct-to-video et a tourné dans une poignée de salles l'année dernière.
Saul Bass: Phase IV
Olivier Lamm
De Saul Bass (1920 - 1996), l'histoire du cinéma a surtout retenu les mirifiques génériques et affiches pour Hitchcock, Preminger ou Stanley Kramer - si mirifiques en fait que les docus qui existent sur lui ne parlent quasiment que de ça, et de la collec de logos totémiques qu'il a dessiné pour Minolta, Warner ou Kleenex.
Mais l'Américain a aussi tenté quelques fois sa chance derrière la caméra. Adoubé par un Oscar pour le documentaire d'animation Why Man Creates, il s'est même lancé en 1974 dans l'aventure du long métrage de grand studio avec Phase IV, fantaisie SF rapidement sanctionnée par un gros bide au box-office mais jamais oubliée par les nerds malgré tous les efforts de la Paramount pour l'enterrer plus profond que l'Enfer.
TV Sound and Image: British Television, Film and Library Composers 1955 - 78
Olivier Lamm
Ce qui est bien avec les musiques de radio ou de télé des pays dans lesquels on a pas grandi, c'est qu'on peut les apprécier presque en sérénité, sans avoir à passer par le filtre épais et filandreux de nos souvenirs d'enfance. Pour les génériques de la télévision britannique en particulier, c'est une bénédiction dont on a déjà largement pu apprécier les bienfaits grâce aux multiples anthologies du BBC Radiophonic Workshop: pas un bruitage, un jingle ou une mélopée de John Baker, Malcolm Clarke ou Delia Derbyshire qui n'ait l'odeur de l'or pur pour le petit Français quand la plupart évoquent plutôt les interminables après-midi chez Granny dans le coeur du Brittons traumatisé.