27/01/2012, par David Pais

Des punkettes arrêtées lors d’un concert sauvage devant le Kremlin

Ok. Ce n’est pas exactement le coup d’éclat de l’année mais la beauté d’un happening à vocation politique réside parfois plus dans ses aspects foireux que dans sa dimension épique.

Le groupe russe Pussy Riot, auto-proclamé “punk feministe” a enfilé cagoules et mini jupes pour interpréter devant le Kremlin une protest song au titre évocateur: Poutine s’est pissé dessus.

Alors, pourquoi foireux? Et bien disons que malgré une bonne volonté permettant de braver un froid de canard dans des tenues légères, un cruel manque de sono et de passants crée un fort moment de solitude pour ce collectif qui s’était déjà illustré en donnant un concert sur le toit d’un immeuble proche du commissariat où était détenu le bloggueur anti-corruption Alexeï Navalny.

On passe sur la qualité musicale du concert mais le ressort comique de la situation tient surtout dans l’arrestation des 8 punkettes, aussi brouillonne que la prestation.

Comme on peut le voir sur la vidéo, une seule et unique voiture de police est présente. Le groupe s’époumone à n’en plus pouvoir, comme si elles criaient en vain leur envie de se faire coffrer, dans une indifférence assez palpable.

Malheureusement, personne n’a eu l’idée de filmer l’arrestation, racontée ici par une des membres du groupe:

“On a commencé à jouer, et la voiture de police s’est approchée. Deux flics sont sortis de la caisse en gueulant dans leur radio “A toutes les unités! A toutes les unités!”. Ils ont essayé de grimper les barrières pour nous attrapper. Mais ils étaient tellement gros et leurs uniformes si pourris qu’ils n’y arrivaient pas. Ils ont ensuite essayé de crocheter le cadenas du portail mais il était complètement gelé par le froid. Ils ont ensuite essayé en vain de le réchauffer avec un briquet. On s’est mises à rejouer le morceau lorsque la Ford des services secrets est arrivée et on s’est faites coffrer.”

Les Pussy Riot ont tout de même écopé  de 15 jours de prison ferme.

Tags: , , ,

Commentaires

Aucun commentaire
Ajoutez un commentaire

Article : Des punkettes arrêtées lors d’un concert sauvage devant le Kremlin

Evol : Wormhole Shubz
27/01/2012, par Olivier Lamm

Evol : Wormhole Shubz

Finitude et homéomorphisme dans la synthèse rave postulatoire“: non, ceci n’est pas le titre d’un nouvel article de Quentin Meillassoux pour la revue trimestrielle du CIEPFC, mais le sous-titre  de Wormhole Shubz, le nouveau gros morceau des extreme computer musicians espagnolo-écossais EVOL (rien à voir avec Sonic Youth, hein).

Comme d’hab’, on ne capte pas vraiment où ils veulent en venir, mais comme à chaque fois, ils nous font aussi pas mal rigoler (les amateurs se rappellent peut être d’un improbable passage Cucaracha dans leur mortel Magia Potagia de 2005):

“Wormhole Shubz constitue un nouveau pas en avant dans la recherche/la frénésie audio que Stephen Sharp et Roc Jiménez de Cisneros appellent la Rave Synthesis – une deconstruction des icônes de la rave culture à travers diverses stratégies compositionnelles“. Lire la suite

3 commentaires

Tags: , ,

Tyler The Creator: Orange Juice Feat. BBNG
27/01/2012, par Clément Mathon

Tyler The Creator: Orange Juice Feat. BBNG

En octobre dernier, Tyler concrétisait enfin sa passion pour le jazz en reprenant son Seven, accompagné du combo de Toronto BADBADNOTGOOD.

On réalise aujourd’hui avec la sortie d’un deuxième volet, que la session a duré plus d’un morceau. Postée hier sur la page YouTube de BBNG, c’est au tour d’Orange Juice de passer à la moulinette. Lire la suite

Aucun commentaire

Tags: , , , , ,

I Am Bruce Lee
27/01/2012, par Clément Mathon

I Am Bruce Lee

Si comme moi, depuis votre première rencontre avec Bruce Lee dans La Fureur de Vaincre en 72, vous crevez d’impatience que sorte un nouvel éclairage sur la Légende, et ben c’est pas pour tout de suite. Le 9 février prochain sortira en effet dans les salles américaines le très faible et très raté I Am Bruce Lee. Un film qui ne traversera sans doute jamais l’Atlantique, et c’est pas plus mal. S’y succèdent acteurs et celebs (Kobe Bryant, Mickey Rourke, Taboo), feintant tour à tour un petit high kick de forain, une pose du dragon de docker, nous éclairant de leurs profondes perspectives sur le phénomène Lee. “C’était le Elvis des art martiaux”, “il bougeait tellement vite qu’on aurait cru que la caméra était accélérée”, “that’s some cool stuff right here”… Lire la suite

Aucun commentaire

Tags: , , , , ,

Photek & Kuru : Fountainhead
27/01/2012, par Olivier Lamm

Photek & Kuru : Fountainhead

Allons y tout de go, Rupert Parkes en 2012 nous fait un peu de la peine. Notre Photek, on l’a aimé en hoodie, les dents pourries, quand il enfilait dans sa petite bicoque pourrie de la banlieue de Londres les cascades de beat les plus ahurissantes de la nation jungle. Pas trop bégueules, on l’a ensuite suivi à L.A. dans sa période “trou du cul qui roule en Lamborghini“, défoncé à la coke et au Cristal, parce qu’il faisait des morceaux de speed garage mortels avec Robert Owens.

Et puis le temps a passé, les rockers à mèche ont tout cassé et l’Anglais s’est trouvé obligé de ghost produire pour Nine Inch Nails ou Hollywood pour payer ses burgers… Jusqu’à ce jour funeste de 2009 où il a annoncé, via twitter, qu’il s’était mis au dubstep. Deux maxis tout pourris ont suivi, on l’a enterré illico, mais apparemment on avait rien compris. Ignorance crasse ou hallucination collective, la vox interneti a mis le pouce vers le haut et Parkes, qui a l’air vachement plus en forme qu’avant (c’est déjà ça), a signé avec K7! pour un DJ Kicks dont on capte de moins en moins la direction artistique. Lire la suite

Aucun commentaire

Tags: , , ,

Zammuto : Idiom Wind
26/01/2012, par Olivier Lamm

Zammuto : Idiom Wind

Nick Zammuto, c’est la moitié des formidables nerds bibliothécaires de The Books. Quand il n’est pas déjà occupé à fouiller dans le bac à cassettes du Cash Converter du coin ou à réparer sa cabane au fond du jardin, il pond des chansons. Et mazette, quelles chansons! Baladez vous 10 minutes sur son soundcloud ventru et browsez donc les raretés pour voir de quoi on parle: sans oeillères, sans filet, détendu comme un édredon, l’Américain confond purées électroniques et pop solaire, high-tech et lo-tech, et fabrique des vraies merveilles. Lire la suite

Aucun commentaire

Tags: , , ,

Sendai : Geotope
26/01/2012, par Olivier Lamm

Sendai : Geotope

La news est tellement chaude (à dire avec l’accent montréalais) qu’on n’a presque rien à vous faire écouter, mais c’est pas grave.

L’excellent Peter Van Hoesen, dont on ne cesse de se repasser le magnifique Entropic City les nuits de pleine lune, vient d’annoncer la sortie fin mars du premier album de Sendai, le projet qu’il forme avec son compatriote Yves de Mey (artiste plasticien le jour et auteur d’une floppée de disques tout noirs sous son nom ou sous celui d’Eavesdropper la nuit). Lire la suite

Aucun commentaire

Tags: , , , ,

The only film ever Made of the legendary Leadbelly
25/01/2012, par Clément Mathon

The only film ever Made of the legendary Leadbelly

Ca doit être dans l’air du temps, alors que l’on exhumait les bonnes résolutions de Woodie Guthrie en 1942 à quelques jours de la Saint Sylvestre, voici un document vidéo über-classified qu’a déterré pour nous Dangerous Minds, du grand-père de la Folk, Leadbelly (ventre en plomb en V.F.)!

Né Huddie William Ledbetter aux alentours de 1885, dans une plantation dedans l’nord de la Lousiane, Leadbelly souffle ses premiers airs de blues à l’aide d’un accordéon. Manque de bol, Huddie a l’amour de la baston et se retrouve malgré lui plus familier des geôles texanes que de la scène et rate son rendez-vous avec l’Histoire. En 1918 pour meutre, en 1930 pour tentative de meurtre: le plus bel interprète des mythiques Black BettyThe House of The Rising Sun ou encore Where Did You Sleep Last Night finit quand même par atterrir à New York où les très politisés Woodie Guthrie et Pete Seeger sont déjà aux premières loges de l’explosion de la Folk.

Et c’est d’ailleurs ce dernier (Seeger, tu suis?) qui en 1945, alors à l’oeuvre sur un documentaire autour du folklore, déterre cette archive de 8 minutes tournée 1/2 siècle après le premier film de Louis Lumière, quatre ans avant la mort de Leadbelly. Lire la suite

1 commentaire

Tags: , , ,

iueke : Tapes
25/01/2012, par Olivier Lamm

iueke : Tapes

Tout est parti d’un charmant accident. Quentin “Zaltan” Vandewalle, disc jockey et docteur ès disco parmi les plus calés de Paris, est bon ami avec Gwen Jamois, cratedigger fameux et boss d’iueke.com, dealer  spécialisé dans la library music et l’avant-garde vintage. Or Jamois a eu plusieurs vies: au début des 90s, il travaillait comme ingénieur du son dans un studio de reggae londonien. Pendant son temps libre, il couchait sur bandes  des morceaux techno complètement fracassés, plein de ruptures folles, de funk et de suie.

Jamais sortis, ces tracks dormaient, comme tant d’autres, paisiblement dans un placard. Vandewalle, à qui ça démangeait pas mal de monter un label, a eu vent des-dits morceaux et, malin, a eu la bonne idée d’inaugurer Antinote en les extirpant du néant. L’étrangeté de ces objets a beau tenir à pas grand chose (une purée de delay bizarrement réglé, une courbe synthétique qui lézarde dans une reverb, une machinerie rythmique suffisamment souple pour avoir l’air vivante), la stupéfaction est totale. Surtout quand on se rappelle à quoi ressemblait la techno américaine en 1991. Lire la suite

Aucun commentaire

Tags: , , , ,

The Men: Open Your Heart
25/01/2012, par Clément Mathon

The Men: Open Your Heart

On en a déjà les cheveux qui poussent de bonheur : Sacred Bones, maison notamment de Zola Jesus, Woods, The Fresh & Onlys, vient d’annoncer la sortie le 6 mars prochain, du troisième album de The Men.

Et ça tombe très bien, ce sera l’occasion -enfin- de comprendre de quel métal ils sont fait. Il faut dire qu’on n’a jamais vraiment compris la nature de la petite entreprise du duo de Brooklyn, qui, depuis quatre ans, explore sur des sorties k7 un large éventail de styles, n’hésitant pas à faire le pont entre le Black Métal, shoegaze et no-wave, c’est dire le delta. Unique constante, que nous saluons évidemment, c’est sans doute la liberté que s’octroient ces jeunes gens à tordre nonchalamment les références et à piller sans vergogne chez leurs ainés (leur précédent et très bon Leave Home emprunte son nom à un autre très bon album soit dit en passant).

Ca noie le poisson donc, et du coup nous intrigue beaucoup. Lire la suite

Aucun commentaire

Tags: , , , ,

Julia Holter : Marienbad
25/01/2012, par Olivier Lamm

Julia Holter : Marienbad

On a découvert Julia Holter un peu en même temps que tout le monde, quand le premier album de cette relative newcomeuse s’est retrouvé tout en haut de pas mal de tops de fin d’années (notamment celui du disquaire en ligne anglais Boomkat). Intrigués, on s’est rués sur Tragedy et à peu près comme tout le monde, on a vu la lumière.

Directement affiliée aux néo divas grimées demo Amiga 500 type Maria Minerva ou Geneva Jacuzzi, cette jeune Californienne avait pourtant tout l’air d’être de la malbouffe à blog de base: découverte en premier par feu l’Altered Zones de Pitchfork, elle a bien-sûr commencé par sortir sa musique en musicassette, et son label précédent a péniblement tenté de nous la vendre en jouant les cartes “joli minois” et “école de musique”. Lire la suite

Aucun commentaire

Tags: , , , ,

Page 1 sur 1261http://www.the-drone.com/magazine/category/blog/page/22http://www.the-drone.com/magazine/category/blog/page/33http://www.the-drone.com/magazine/category/blog/page/44http://www.the-drone.com/magazine/category/blog/page/55http://www.the-drone.com/magazine/category/blog/page/1010http://www.the-drone.com/magazine/category/blog/page/2020http://www.the-drone.com/magazine/category/blog/page/3030...http://www.the-drone.com/magazine/category/blog/page/126Fin »