Ok. Ce n’est pas exactement le coup d’éclat de l’année mais la beauté d’un happening à vocation politique réside parfois plus dans ses aspects foireux que dans sa dimension épique.
Le groupe russe Pussy Riot, auto-proclamé “punk feministe” a enfilé cagoules et mini jupes pour interpréter devant le Kremlin une protest song au titre évocateur: Poutine s’est pissé dessus.
Alors, pourquoi foireux? Et bien disons que malgré une bonne volonté permettant de braver un froid de canard dans des tenues légères, un cruel manque de sono et de passants crée un fort moment de solitude pour ce collectif qui s’était déjà illustré en donnant un concert sur le toit d’un immeuble proche du commissariat où était détenu le bloggueur anti-corruption Alexeï Navalny.
On passe sur la qualité musicale du concert mais le ressort comique de la situation tient surtout dans l’arrestation des 8 punkettes, aussi brouillonne que la prestation.
Comme on peut le voir sur la vidéo, une seule et unique voiture de police est présente. Le groupe s’époumone à n’en plus pouvoir, comme si elles criaient en vain leur envie de se faire coffrer, dans une indifférence assez palpable.
Malheureusement, personne n’a eu l’idée de filmer l’arrestation, racontée ici par une des membres du groupe:
“On a commencé à jouer, et la voiture de police s’est approchée. Deux flics sont sortis de la caisse en gueulant dans leur radio “A toutes les unités! A toutes les unités!”. Ils ont essayé de grimper les barrières pour nous attrapper. Mais ils étaient tellement gros et leurs uniformes si pourris qu’ils n’y arrivaient pas. Ils ont ensuite essayé de crocheter le cadenas du portail mais il était complètement gelé par le froid. Ils ont ensuite essayé en vain de le réchauffer avec un briquet. On s’est mises à rejouer le morceau lorsque la Ford des services secrets est arrivée et on s’est faites coffrer.”
Les Pussy Riot ont tout de même écopé de 15 jours de prison ferme.
“Finitude et
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On a découvert Julia Holter un peu en même temps que tout le monde, quand le premier album de cette relative newcomeuse s’est retrouvé tout en haut de pas mal de tops de fin d’années (notamment celui du disquaire en ligne anglais
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